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Immobilier Faubourg de Béthune Lille

Faubourg de Béthune : petites pierres et grands édifices

Article extrait de lavoixdunord.fr publié le 10/03/2011.

Plus de 80 % des suffrages exprimés.
En 2008, c'est ici, au Faubourg de Béthune, que Martine Aubry a enregistré son meilleur score au second tour des municipales.
Pas étonnant dans ce quartier accumulant les handicaps (chômage, précarité, délinquance) dont elle avait fait son « laboratoire social » à son arrivée à Lille.

« Un mot de journalistes », s'agace-t-on encore dans le plus petit quartier de la ville. « Et quand bien même le quartier aurait été un laboratoire, il est devenu une vitrine !, s'enthousiasme un proche du maire. Parce qu'il a aujourd'hui rattrapé son retard. »

Pourtant, ni les imposantes tours de Concorde ni celles de Ver-haeren n'ont bougé. Mais les structures d'accompagnement social ont effectivement poussé ici et là comme des jonquilles au printemps. L'objectif était de désenclaver un quartier longtemps délaissé et refermé sur lui-même. Au coeur du dispositif, le centre social en est le précieux témoin.

Comme chaque lundi matin, Madani Oulkebir, le directeur, procède à un débriefing avec son équipe. « Chacun dit sa fierté et sa difficulté de la semaine écoulée. Ce n'est pas grand-chose mais ça permet de prendre la mesure de nos avancées pour les habitants. » Comme un coup de projecteur sur de toutes petites pierres souvent invisibles au milieu des grands édifices, mais dont on sait ici la nécessité. « Il y a eu un vrai effort porté sur ce quartier par la municipalité depuis l'arrivée de Martine Aubry, c'est encourageant, poursuit Madani Oulkebir. C'est vrai que le centre social est devenu un lieu de vie primordial. Et sont venus s'y ajouter un centre de la petite enfance avec une crèche, une halte-garderie associative, une ludothèque... Une antenne de la CAF s'est aussi installée dans le quartier. Tout cela a permis de l'ouvrir sur l'extérieur.

Il suffit de se balader pour le constater : de nouvelles structures jouent actuellement des coudes entre les tours d'habitation. Meilleur exemple : le Jardin des sports. Le lieu abritera bientôt deux dojos, dont l'un à l'usage du Judo-club. Un club pilier de la vie associative. Et pas seulement du fait de son ancienneté. Mostafa Kouach, son président, explique comment le sport associatif s'implique dans la vie du Faubourg. Mission qu'il poursuivra dans les nouveaux locaux mis à sa disposition. « Au club, on suit les enfants jusque dans leur scolarité et on les oriente vers les associations qui peuvent les aider en cas de difficultés. Parce qu'on considère qu'il serait dommage de ne pas éviter l'échec quand on a devant nous des gamins compétents et des gens pour les aider qui le sont tout autant. L'enjeu, c'est qu'il faut casser cette image selon laquelle les jeunes du quartier ne pourraient pas faire d'études. » Un défi d'autant plus difficile à relever que ceux qui réussissent quittent toujours le quartier.

Cette rupture de liens, c'est ce qu'on redoute le plus au Faubourg. Et ce qu'on essaie d'entretenir au quotidien. Pas facile face à l'important turnover des habitants ; pas facile quand on recense 21 nationalités différentes, que le quartier est coupé en trois par le périphérique et une imposante entrée de ville aux voies de circulation tentaculaires. Pas facile, mais pas impossible. À défaut d'avoir fait tomber des tours - ce à quoi auraient pu contribuer des fonds de l'ANRU comme à Lille-Sud -, on tente de faire vaciller les préjugés et les barrières culturelles.

Pour ce faire, la ville mise là encore sur la proximité. Latifa Kechemir, présidente du conseil de quartier, n'a que ce mot à la bouche. « Dans toutes nos actions, on essaie de faire se rencontrer les gens, de les faire passer d'un sous-quartier à un autre », explique l'élue. Les animations sont donc fréquemment délocalisées (de Concorde à Verhaeren, du Vieux-Faubourg à Concorde...), les aires de jeux ont poussé comme des champignons et les habitants sont incités à participer à l'embellissement de leur cadre de vie. « Pas toujours facile, mais on avance, pas à pas. Des fois, c'est même un peu miraculeux », avoue Latifa Kechemir. « De ce côté-là, c'est vrai qu'il y a eu pas mal de choses faites, reconnaît Laure Robart, 80 ans, née au Vieux-Faubourg, où elle reste encore très active. Ce qui est dommage, c'est que les gens ne veulent pas toujours s'impliquer alors qu'on leur donne la parole et les moyens d'agir. Moi je le fais. Mais il y a bien un moment où les jeunes devront prendre le relais... »

Pour s'impliquer, encore faut-il en éprouver l'envie. Mais quand les jeunes constatent qu'habiter boulevard de Metz, sur un CV, porte préjudice...

Pour changer le visage du quartier, la mairie attend aujourd'hui beaucoup d'un ANRU 2 dont pourrait bénéficier le Faubourg. Mais cela ne réglera pas les problèmes du jour au lendemain. Notamment le plan de circulation que l'opposition aimerait voir corriger, de même que la faible dynamique commerciale, la propreté des espaces publics et la persistance de la délinquance. Une délinquance dont on sait qu'elle peut briser des mois de travail. Or Madani Oulkebir le sait : « Il est beaucoup plus facile et rapide de déconstruire l'image du quartier que l'inverse. »

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