Investir dans un logement pour le louer ou le prêter à son enfant

By 23 septembre 2014Acheter / vendre, Louer

Qu’ils soient étudiants ou jeunes actifs, vos enfants quittant le cocon familial peuvent rencontrer des difficultés pour se loger. Peu de moyens et pas de garanties auprès des différents organismes sont autant de freins à la location ou à l’acquisition d’un bien immobilier. Néanmoins si vous disposez des ressources nécessaires, une solution s’offre à vous : investir dans un logement et le louer/prêter à votre enfant. Ceci permet de lui simplifier l’introduction dans la vie active et de constituer un investissement patrimonial intéressant. Il y a cependant quelques règles à suivre.

Anticiper

Si vous souhaitez loger votre enfant dans un bien immobilier que vous louez déjà, n’attendez pas le dernier moment pour prévenir votre locataire actuel. Il faut anticiper la manœuvre et envoyer le congé justifié au locataire 6 mois avant la fin du bail en location vide, et 3 mois en location meublée.

Les subtilités fiscales

Que vous investissiez dans un logement ancien ou neuf, vous pouvez le louer à votre enfant en signant un bail, comme pour tout autre locataire. Il faut cependant savoir que la location familiale est interdite dans le cadre d’un investissement en loi Scellier intermédiaire.
Sachez également qu’un locataire louant son appartement auprès de ses parents ne pourra pas bénéficier de l’aide personnalisée au logement (APL) de la CAF.
A savoir aussi que le loyer doit s’ajuster au possible avec les tarifs du marché immobilier. Si le loyer de faveur que vous percevez est exagérément faible, vous risquez un redressement fiscal. En effet, il est tout à fait possible de déclarer et de déduire les loyers perçus. Si après déduction un déficit foncier apparaît, celui-ci est déductible de vos revenus, faisant ainsi baisser votre taux d’imposition, ce qui ne plairait pas au fisc.

La solution gratuite pour votre enfant

Vous pouvez tout aussi investir dans un bien immobilier et héberger gratuitement votre enfant. Dans ce cas là, la signature d’un bail n’est pas nécessaire. Cette solution est idéale pour vos descendants, car ils peuvent disposer par la suite du logement ou le revendre pour constituer un apport pour un premier achat. En revanche, l’occupant du logement est tenu de payer la taxe d’habitation, le propriétaire quant à lui se chargera de la taxe foncière.