Le prix de l’immobilier à Genève en baisse cette année

 

Après une hausse constante depuis cinq ans, les prix des maisons ont chuté en moyenne de plus de six pour cent dans la ville de Genève durant le premier trimestre de cette année, par rapport à la même période en 2013. Toutefois, cette baisse peine à rassurer le grand public.

Baisse du prix de l’immobilier à Genève mais pas seulement

Cette baisse des prix s’observe notamment dans la région du Lac de Genève, où une baisse moyenne de 2,4 pour cent a été observée. Dans certaines autres parties de la Suisse, on dénote plutôt un ralentissement dans les transactions immobilières. Le même phénomène s’observe en outre dans d’autres grandes zones comme la Lausanne et Zurich. Effectivement, les prix moyens sont en baisse de quatre pour cent en Lausanne et  sont inférieurs d’environ 1,5 pour cent à Winterthur dans le canton de Zurich. L’immobilier Genève connaît une baisse mais qui est loin d’afficher une grande frénésie. D’ailleurs, exception qui confirme la règle : les prix moyens ont continué à augmenter de plus de deux pour cent à Saint-Gall et à Berne, tandis qu’une légère augmentation s’observe également à Zurich.

Des perspectives qui ne rassurent pas grand monde

Effectivement, pour les locataires à Genève, où plus de 80 pour cent de la population loue un logement, ils ne s’attendent pas à ce que la baisse des prix puisse avoir un impact immédiat sur les loyers. Une étude indique que ces baisses ne concerneraient que l’immobilier prestige Genève. En d’autres mots, selon cette étude, ce serait donc les maisons et appartements les moins demandés qui seraient vendus moins chers. Par les moins demandés on entend le nombre minoritaire de personnes qui les achètent, vu que ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre d’acheter ou louer une résidence de luxe. Par ailleurs, le taux d’inoccupation des logements à Genève – 0,36 pour cent à la fin de 2013 – est trop faible pour faire baisser les prix de location. Le gouvernement fédéral et la Banque Nationale Suisse ont pris une série de mesures au cours de la dernière année pour refroidir le marché immobilier de la Suisse, qui a vu la hausse des prix dépassant la croissance économique et les préoccupations soulevées au sujet de la possibilité d’une bulle spéculative se développer. Les conditions de prêt ont été raidies et les banques doivent détenir plus de capital pour les prêts hypothécaires.