Article extrait de lavoixdunord.fr publié le 10/03/2011.

Population. Hellemmes compte 18 350 habitants.

Fiscalité. C’est inscrit dans l’histoire locale depuis longtemps : 50 % de la population hellemmoise est non-imposable.

La section PS hellemmoise.Ils sont 175 adhérents à jour de cotisation (ils sont 203 ou 204 au total sur le fichier). Ici, pas de secret. Pour la petite histoire, c’est beaucoup plus compliqué d’obtenir les chiffres lillois. Même s’il est le chef des socialistes nordistes, Gilles Pargneaux laisse à chacun des secrétaires de section le soin de communiquer ou non le nombre de ses adhérents.

Élections. 41 %, c’est à quelques bulletins près, le score obtenu par Bernard Derosier aux élections cantonales de 2004, avant de se retrouver au second tour face à la tête de pont du Front national de l’époque.

Philippe Bernard. Bernard Derosier a passé la main et n’est plus candidat à sa succession au poste de conseiller général. À Frédéric Marchand a été confiée la mission de faire aussi bien. Au risque, si c’est beaucoup moins, que de mauvaises langues y voient un signe de méfiance des Hellemmois. De son côté, Gilles Pargneaux attirait l’attention des observateurs de la vie politique en remportant (avec son slogan « Ensemble écrivons la suite ») la victoire dès le soir du premier tour des élections municipales de mars 2008, avec 51,2 %.

Le conseil communal .La majorité socialiste et communiste occupe 21 sièges, les Gens d’Hellemmes en avaient 4 (ils sont 3 depuis le départ de Sylvain Petit), l’UMP a 2 sièges. Le dernier est revenu à un élu Vert.

Élections . C’est le quartier où le candidat UMP a fait le meilleur score. Au premier tour des municipales de mars 2008, à Saint-Maurice-Pellevoisin, Martine Aubry (PS) a recueilli 36,75 % des suffrages (contre 46,02 % pour le reste de la ville) ; Sébastien Huyghe (UMP) a séduit 32,17 % des électeurs (contre 21,64 %). Seules 258 voix séparaient les deux candidats.

carre« Hellemmes, commune agréable à vivre pour le magazine « L’Express », ville dortoir pour la droite locale. En tout cas, côté feuille de route, Gilles Pargneaux a déjà tenu à mi-mandat la moitié des promesses qu’il avait faites aux Hellemmois en 2008.

Hellemmes, il adore. De cette commune dont il est maire depuis que Bernard Derosier lui en a cédé les clés, Gilles Pargneaux parlerait pendant des heures, saluant ici le travail mené en concertation avec Martine Aubry sur l’avenir de la friche Mossley, s’attardant là sur un incroyable palmarès, paru dans L’Express, qui a fait d’Hellemmes l’une des villes les plus agréables à vivre de la grande couronne lilloise, louant encore le dynamisme de ses associations ou s’impatientant à l’idée que sa commune dispose de sa Maison folie avec le pôle des arts de la rue… Au moment de tirer un bilan de cette première moitié de mandat, difficile de ne pas reparler de ce qu’il s’est passé au soir de ce 9 mars 2008 : la liste conduite par Gilles Pargneaux passe au premier tour avec 51 % des voix. Le maire peut lever les bras au ciel. Retour en arrière, il y a plus d’un quart de siècle… En marge des bonnes feuilles de La Paille et le grain, François Mitterrand présageait l’avenir politique du jeune militant : « Fiel dedans et miel dehors, Pargneaux c’est du condensé de Machiavel. »

C’est ce qu’on peut lire sur le site Désir d’avenir de Ségolène Royal, où l’on a visiblement oublié que le camarade Pargneaux a été un Royaliste convaincu en 2007. On y découvre aussi ce commentaire : « Au matin des élections, on est déménageurs de petits vieux ; au dépouillement, prestidigitateurs. »

Mielleux, Gilles Pargneaux l’aura assurément été durant ce début de mandat, par exemple quand il a présenté en conseil l’équipe qui présiderait aux destinées du pôle des arts de la rue.

Mais, même s’il plie sous la critique, comme le roseau il ne casse pas. Ça amuse Caroline Boisard-Vannier, mais n’efface pas les inquiétudes que la chef de file de l’UMP locale nourrit pour la commune dans laquelle elle n’habite pas mais dans laquelle, dentiste, elle bosse cinq jours sur sept. « Vous connaissez la valeur ajoutée apportée par Martine Aubry à Hellemmes ? » La réponse est sans appel : « Zéro. » Explication : « Ils ont fait disparaître le commerce. Il n’y a pas d’emploi de proximité. Pas d’espaces verts. Rien à faire. Leur politique, c’est construire, construire, construire… »

C’est exagéré mais c’est l’exercice qui veut ça. Il s’est passé des choses à Hellemmes. La droite a raison : on a construit des logements. En matière d’équipements culturels, la commune, avec ses 18 500 habitants, a pris possession du Kursaal et attend sa Maison folie. On a également mis sur les rails le parc de la Filature (lire ci-dessous), où l’on annonce l’ouverture de la crèche pour le mois de mai. Ce n’est pas suffisant pour Caroline Boisard-Vannier. « Le Kursaal, c’est 260 places ! Je proposais qu’on en fasse aussi une vraie salle de cinéma… »

Durant la seconde partie de mandat, Gilles Pargneaux a promis de maintenir le cap et sa vitesse de croisière. La droite redira que la majorité manque d’ambitions et le groupe des Gens d’Hellemmes partagera son sentiment qu’avec l’association Lille-Lomme-Hellemmes, la commune s’est mis un fil à la patte. Du classique